Beaucoup de personnes souffrant d’insomnie vivent la même chose.
La nuit arrive.
La fatigue est là.
Mais une pensée apparaît :
“Et si je n’arrivais pas à dormir ?”
Puis une deuxième :
“Si je ne dors pas, demain sera horrible.”
Et plus vous essayez de dormir…
moins le sommeil vient.
Ce phénomène est très fréquent dans l’insomnie anxieuse.
La bonne nouvelle :
Ce mécanisme est aujourd’hui bien compris par les neurosciences.
Et il existe des solutions concrètes pour en sortir.
Voyons cela de plus près…

Le cercle vicieux de la peur de ne pas dormir
Le sommeil est un processus automatique.
On ne peut pas l’obliger.
On peut seulement créer les conditions pour qu’il arrive.
Mais lorsque la peur s’installe, le cerveau passe en mode vigilance.
Le système nerveux active ce qu’on appelle :
le système d’alerte.
Le corps se prépare alors à réagir à un danger.
Même si ce danger est… la peur de ne pas dormir.
Le rythme cardiaque augmente.
Les muscles restent légèrement contractés.
Le cerveau devient plus actif.
Résultat :
l’endormissement devient difficile.
C’est ce que les chercheurs appellent l’hyperactivation physiologique de l’insomnie.
Plus vous essayez de dormir.
Plus votre cerveau reste en alerte.

Pourquoi essayer de dormir bloque le sommeil
Cela peut sembler paradoxal.
Mais vouloir dormir trop fort empêche souvent de dormir.
Pourquoi ?
Parce que l’attention se focalise sur le sommeil.
Vous surveillez l’heure.
Vous calculez les heures restantes.
Vous analysez chaque sensation.
Le cerveau interprète alors la situation comme importante ou menaçante.
Et il maintient un état d’éveil.
Les neurosciences montrent que les insomniaques présentent souvent :
une activité plus élevée dans certaines zones cérébrales
une difficulté à désactiver les circuits d’éveil
une vigilance cognitive excessive.
C’est ce que les chercheurs appellent l’hyperéveil cérébral.

Le rôle de l’anxiété dans l’insomnie
La peur de ne pas dormir crée un stress anticipatoire.
Le cerveau commence à associer :
lit = peur
Peu à peu, le coucher devient une situation anxiogène.
Certaines études montrent que les insomniaques développent une réactivité émotionnelle plus forte au moment du coucher.
Le cerveau anticipe une mauvaise nuit.
Et déclenche un état d’alerte avant même de s’allonger.
C’est pourquoi de nombreuses approches thérapeutiques visent à réduire l’anxiété liée au sommeil.

Comment la Sophrologie et les Neurosciences aident à retrouver rapidement le sommeil
De merveilleuses techniques que je pratique agissent directement sur le système nerveux.
Elles permettent d’activer ce que l’on appelle :
le système parasympathique
C’est le système responsable :
du calme
de la récupération
et du sommeil.
Les exercices de respiration lente.
La détente musculaire.
La visualisation positive.
Les tapotements sur des entrées et sorties de méridiens
Les stimulations bilatérales du cerveau
Ces techniques envoient un message clair au cerveau :
“tout va bien”
« je suis en sécurité »
Progressivement, le corps sort du mode alerte.
Le cerveau ralentit.
Et le sommeil peut revenir naturellement.
Plusieurs recherches montrent que ces pratiques peuvent :
diminuer l’activation physiologique
réduire l’anxiété
améliorer la qualité du sommeil.

Le changement le plus important pour retrouver le sommeil
La clé est souvent de changer sa relation au sommeil.
Le sommeil ne doit plus être un objectif à atteindre.
Mais un processus à laisser venir.
Quand la pression diminue…
Le cerveau peut enfin se relâcher.
Et le sommeil revient plus facilement.
Ce changement mental est souvent le déclic qui casse le cercle de l’insomnie anxieuse.
On en parle très souvent dans mon groupe Facebook Calme Intérieur…

Conclusion
Si vous avez peur de ne pas dormir, vous n’êtes pas seul.
Des millions de personnes vivent ce mécanisme.
Et il ne s’agit pas d’un manque de sommeil…
Mais souvent d’un excès d’alerte dans le cerveau.
La bonne nouvelle :
Ce cercle peut se transformer.
En apaisant le système nerveux.
En réduisant la peur liée au sommeil.
Et en réapprenant à laisser le sommeil venir naturellement.
Aller plus loin…
Si vous souffrez d’insomnies avec la peur de ne pas réussir à dormir, j’ai mis en place un Coaching spécial Insomnies liées à l’anxiété où je vous accompagne pendant 3 mois.
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