Quand on souffre d’insomnie liée à l’anxiété,
la peur prend vite toute la place.

Peur de ne pas dormir.
Peur des conséquences.
Peur que le corps ou le cerveau ne tiennent plus.

Pourtant, votre cerveau n’est pas fragile.
Il est adaptatif, protecteur et intelligent.

Les Neurosciences le montre très clairement.

Aussi, avec cet article, je vous invite à faire un voyage fabuleux au centre de votre merveilleux cerveau…

Même sans dormir, le cerveau sait ralentir pour se protéger

Quand vous manquez de sommeil,

Vous pouvez vous sentir ralenti(e), dans le coton,

Moins concentré.e.

C’est souvent très inquiétant.

Mais en réalité,

C’est un mécanisme de protection.

Le cerveau réduit volontairement certaines fonctions,

Pour économiser de l’énergie.

Des chercheurs ont observé que, après une privation de sommeil (1)

Certaines zones du cerveau entrent brièvement dans des états proches du sommeil,

Alors même que la personne est éveillée.

Le cerveau continue de se nettoyer, même après une mauvaise nuit

Le sommeil sert notamment à nettoyer le cerveau

Des déchets produits pendant la journée.

Beaucoup de personnes ont peur que, sans sommeil,

Leur cerveau “s’encrasse” ou se détériore.

Des chercheurs ont découvert que le système glymphatique (2)

Ou système de nettoyage du cerveau.

S’active surtout pendant le sommeil profond.

Mais ils ont aussi montré que,

Après un manque de sommeil,

Le cerveau compense ensuite,

En augmentant l’activité de nettoyage lors des périodes de récupération.

Après une nuit blanche, le cerveau cherche naturellement à récupérer

Vous n’avez pas besoin de “forcer” le sommeil.

Votre cerveau possède un mécanisme automatique
appelé pression de sommeil.

Plus le sommeil manque,
plus cette pression augmente.

Ce que les études ont montré
Après une privation de sommeil,
le cerveau augmente spontanément le sommeil profond
lors de la nuit suivante ou des suivantes.


Le manque de sommeil n’est pas aussi dangereux que la peur le fait croire

Quand on est anxieux(se),
on surveille chaque sensation de fatigue.

On interprète le moindre signe comme une menace.

Ce que l’étude a montré
Des personnes privées de sommeil fonctionnent moins bien,
mais leur cerveau reste opérationnel
et s’adapte progressivement.

Le ressenti subjectif ne reflète pas toujours la réalité biologique.

Même dans des situations extrêmes, le cerveau s’adapte

Dans certaines professions ou situations extrêmes
(navigateurs, militaires, médecins),
le sommeil est très fragmenté.

Et pourtant, le corps tient.

Ce que l’étude a montré
Les navigateurs développent des stratégies naturelles de récupération :
sommeil plus profond, siestes très efficaces, adaptation des rythmes.

Le vrai problème de l’insomnie anxieuse, ce n’est pas le sommeil

Le vrai problème,
c’est la peur.

La peur active le système nerveux d’alerte.
Et un cerveau en alerte ne peut pas dormir.

Plus vous essayez de dormir,
plus vous vous surveillez,
plus le sommeil s’éloigne.

Conclusion

Vous ne pouvez pas mourir parce que vous ne dormez pas
Votre cerveau sait gérer les nuits blanches
Il ralentit, compense et récupère
Le sommeil n’est jamais “perdu
La peur est le vrai verrou

Quand la peur diminue,
le sommeil reprend sa place.

NATURELLEMENT !

On en parle souvent dans mon Groupe FACEBOOK « Calme Intérieur… »

Aller plus loin…

Si vous souffrez d’insomnies avec cette peur de ne pas réussir à dormir, j’ai crée un Coaching spécial Insomnies qui va vous permettre de vous débarrasser de cette peur, de réinstaurer de la sécurité et de retrouver un sommeil naturel.

(1) Vyazovskiy et al., Local sleep in awake rats, Nature, 2011

(2) Xie et al., Sleep drives metabolite clearance from the adult brain, Science, 2013

(3) Krueger & Frank, Regulation of slow-wave sleep, Physiology, 2002

(4) Van Dongen et al., The cumulative cost of additional wakefulness, Sleep, 2003

(5) Filardi et al., Sleep strategies in offshore solo sailors, Nature and Science of Sleep, 2020